Biographie

« On se sert des couleurs, mais on peint avec nos sentiments. » Emma Henriot est devenue peintre comme on entre dans la vie. Avec le temps, sans calcul ni projection, elle a pris les pinceaux pour exprimer ses émotions. Née le 2 octobre 1960 à Anadia  au Portugal, l’envie de recouvrir les toiles blanches s’est emparée d’elle de plus en plus vivement au fil des saisons.

Lorsqu’elle était petite fille, c’est avec son frère Tony qu’Emma s’amusait à dessiner des personnages. Il y a quelques années, elle éprouve le besoin de retrouver un plaisir enfoui au plus profond. Elle s’inscrit à un cours de peinture à Lyon. Le portrait qu’elle exécute d’après une photographie impressionne son professeur. Quelques semaines plus tard, elle décide de ne plus suivre les cours mais plutôt son instinct et son imagination.

« Je ne choisis pas les moments où je vais peindre, je peux rester des mois sans peindre et ensuite faire plusieurs toiles en quelques jours. » Emma trouve l’inspiration dans son atelier où les tableaux se multiplient. Rien n’est défini à l’avance. Elle ne connait pas son sujet avant d’avoir jeter les premières couleurs sur le fond immaculé. Ses tableaux sont l’œuvre de sa pensée, le pinceau est le médium à travers lequel son cœur s’exprime. Incapable de faire un trait droit, un rond parfait, une symétrie totale, Emma est dans la spontanéité, le mouvement.

« Je peins même les bords de mes toiles car je n’aime pas les limites. Je voudrais continuer au-delà. » Rêveuse et mystérieuse, Emma dévoile au travers de ses créations un univers qui lui est intimement voire viscéralement lié. Bien plus qu’une passion, la peinture est aujourd’hui devenue un mode d’expression intense.

Sa première exposition a eu lieu en mai 2011 au Portugal. Partie au devant de son public, elle continue d’explorer de nouveaux horizons. « De son œuvre s’extrait un répertoire de souvenirs qui sont un réservoir inépuisable de la pensée de l’auteur ». Parfois colorés, souvent mélancoliques, avec un soupçon de malice, ses tableaux racontent à chaque fois une histoire singulière. Insaisissable, le seul fil conducteur au travers de cette forêt de toiles serait la couleur rouge, symbole de féminité et de vie. « Je crois beaucoup aux rencontres…et je me suis trouvée avec la peinture. » Une chose est certaine, Emma ne s’est jamais sentie aussi vivante que depuis ces dernières années.

Réseaux sociaux

Bientôt sur les réseaux sociaux :